Le public du stade de l'Aube, venu en nombre (plus de 5.000 personnes), a pu assisté à une très belle partie de football, et a pu apprécier une ESTAC version 2009/2010 bien plus emballante que sa précédente. Jeu, passes, profondeur, la première mi-temps troyenne fut très intéressante et remplie de grandes promesses. Côté tribunes, tous les supporters ont trouvé leurs places respectives, et l'ambiance fut assez bonne. Le public, regroupant les plus fidèles, prit part intégrante à l'ambiance. Concernant l'équipe, le maillot de l'ESTAC n'est pas encore totalement "rempli". Baguépi n'a finalement signé que pour la Coupe de la Ligue. Pas de sponsor majeur pour le moment donc, mais Intermarché et Italciment via Beton Masoni s'affichent déjà sur les poitrines des troyens.
Dans les buts, Quentin Westberg n'a strictement rien eu à faire. Un seul tir louhannais a été capté par le portier franco-américain ainsi que quelques balles en l'air. En défense, la paire Sanz - Carlier a une nouvelle fois fait ses preuves. Le capitaine troyen a même tenté quelques perçées néanmoins pas forcément victorieuses. Les latéraux, visiblement offensifs à l'image d'Enza-Yamissi, se sont bien débrouillés. Ce dernier a d'ailleurs eu beaucoup plus de difficultés à tempérer le tempérament très rugueux du 11 louhannais.
A la récupération, Patrick Remy avait associé Mounir Obbadi et Jesper Mikkelsen. Les deux ont eu un rôle différent : le premier était dans un registre plus offensif et devrait devenir la plaque tournante troyenne. Mikkelsen était plus bas, tout en récupérant, forcément, pas mal de ballons. Pour son premier match de championnat, il s'en est bien sorti. Sur les côtés, Julien Faussurier et Abdeslam Akouzar ont, comme l'a mis en place Patrick Remy, distillé de nombreux centres pas forcément judicieux, mais souvent efficaces. Pourtant, l'ancien gueugnonais a trop souvent choisi la solution personnelle au lieu de choisir la dernière passe.
Enfin, devant, Patrick Remy avait choisi d'associer Grégory Bettiol et Jérôme Lafourcade. Une association inédite qui a pourtant bien fonctionné. Surtout pour l'ancien montpelliérain qui a réussi à "planter" deux buts. Il aurait d'ailleurs pu en marquer encore d'autres si l'arbitre de touche ne voyait pas son bras droit se raidir trop souvent... Bref, une prestation de qualité des onze acteurs, mais également des remplaçants, Diallo Guidilleye, Frédéric Vieillot et Abdou Sissoko. Titi Buengo n'a pas du tout participé à cette rencontre.